Entretien avec Tumbleweed

Nous rêvons tous à cette impossible maîtrise de notre motricité.

— Entretien avec Tumbleweed

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Tumbleweed, comment doit-on vous appeler ?
– Comme dans le « jeu » : simplement Tumbleweed, car c’est ce que je suis et je n’ai pas d’autre nom.

Vous êtes le héros de I,Tumbleweed, un court visual novel produit par la jeune société Koyemsi, et diffusé gratuitement sur son site web. Est-ce un rôle autobiographique ?
– On va dire que oui, mais il pourrait s’agir d’un autre que moi. Tous les tumbleweeds se ressemblent et il en va de même de notre existence. C’est le propos de cette oeuvre : décrire la morne condition d’un virevoltant, son impuissance totale à maîtriser sa destinée. Mon personnage est tout de même particulièrement dépressif.

Tous les tumbleweeds ne le sont donc pas ?
– Non, bienheureusement. Pas tous. Pas moi en tout cas. Même si… bon.

Comment êtes-vous venu à l’actorat ?
– Et bien c’est de famille, car je suis originaire d’une longue lignée de comédiens (ou de figurants). Nous sommes acteurs de père en graine. Mon grand-père a joué dans nombre de westerns aux côtés d’acteurs prestigieux tels que John Wayne. Mon propre père n’est autre que le tumbleweed que l’on voit dans la séquence d’ouverture du film des frères Coen, The Big Lebowski. Et c’est un de mes cousins qui joue l’inénarrable Pedro dans I,Tumbleweed.

Comment avez-vous obtenu le rôle principal de ce visual short story ?
– Ma notoriété sans doute. J’ai été contacté par les gens de Koyemsi – des gens charmants, au passage – et leur projet m’a enthousiasmé, j’ai tout de suite accepté le rôle.

Qu’avez-vous pensé de cette expérience ?
– Très enrichissante, vraiment ! Travailler avec ces personnes était un plaisir, et c’était la première fois que je quittais mon Arizona natal et que je prenais l’avion. Quelles merveilles ces avions, capables de dompter le vent et de se diriger à leur guise…

On croirait entendre parler votre personnage…
– Ma foi c’est sans doute vrai, car le jeu de Koyemsi rend assez bien compte des préoccupations réelles d’un tumbleweed. Nous rêvons tous à cette impossible maîtrise de notre motricité.

On vous sent très concerné par le propos du jeu.
– Bien sûr, le sujet me tenait à branche, vous vous en doutez ! C’est une chance inouïe et unique qu’un studio décide de s’attaquer à un sujet aussi improbable pour vous autres humains.
Je ne regrette qu’une chose : qu’ils aient choisi le format court pour traiter de ce thème, la short novel. J’aurais souhaité un véritable visual novel tel que celui qu’ils préparent sur Lovecraft, mais il faut croire que le sujet n’est pas aussi porteur.

D’autres collaborations en vue avec Koyemsi ?
– Ce serait bien volontiers mais je doute qu’ils aient besoin de mes services sur leurs prochains projets. A moins d’une suite à I,Tumbleweed.

Quels sont vos projets immédiats ?
– Errer et ensemencer (rire)

Merci Tumbleweed pour nous avoir accordé ce temps.
– Merci à vous.

Propos recueillis par le Professeur Kiva


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