Pas de doigts, pas de chocolat

Une incursion dans le domaine du jeu vidéo

— Pas de doigts, pas de chocolat

Bien que Koyemsi ne soit pas à proprement parler un studio de jeu vidéo, nous avons choisi de faire une incursion dans ce domaine pour notre prochaine petite production.

Un choix d’autant plus audacieux que sa thématique n’offre a priori rien qui incite à en tirer un jeu d’action. Il est question de vous y faire découvrir et incarner un personnage hors du commun : Armand, artiste « brut » et marginal haut en couleurs bien connu des habitants de Montauban.
C’est donc une production à vocation plutôt documentaire, mais que nous avons choisi de traiter sous un angle plus vivant et interactif.

C’est pour les membres de Koyemsi l’occasion de s’essayer à d’autres formes de gameplay et de marcher sur les traces de leurs prédécesseurs game designers. La tâche est passionnante mais ardue et semée d’embûches, techniques comme conceptuelles.

Plusieurs visions divergentes du jeu vidéo s’affrontent au sein de l’équipe, composée de joueurs de la première heure. L’un des membres du studio – nostalgique et adepte du rétro-gaming – souhaitant un gameplay « à l’ancienne », au clavier.
Les autres lui rétorquant qu’on ne joue plus ainsi de nos jours, que la tendance est à l’hyper-simplification des commandes, et que même dans l’univers tactile, l’usage simultané de plusieurs doigts est  jugé encore trop compliqué.

Le premier s’indignant face à ce qu’il juge être une régression, arguant du fait que l’être humain possède (jusqu’à preuve du contraire) 10 doigts et un cerveau censé les synchroniser.

Les seconds lui démontrant par A plus B qu’il se fourre dans l’œil les 9 doigts superflus pour le jeu en question.

Au final, dans un soucis de contenter tout le monde (concepteurs comme joueurs), il en sortira un produit protéiforme, hybride sur le fond comme sur la forme, et offrant plusieurs types d’interface : au clavier et/ou à la souris à 2 boutons pour les adeptes du « rétro », au doigt et à la souris mono-bouton pour les aficionados du tactile.

C’est notre façon de faire le grand écart, de garder un pied ancré dans la « tradition », et l’autre dans les nouveaux usages, en espérant qu’ils porteront bonheur 😉